Foire aux questions

Le PCI, c’est le Patrimoine Culturel Immatériel et celui-ci est inclus dans ce que l’on appelle le « patrimoine culturel » (d’un terroir, d’une région, d’un état ; d’une population, d’un peule) .

Le patrimoine culturel comprend le patrimoine culturel mobilier (les objets reflétant une culture : œuvres artistiques, objets artisanaux, outils, etc.) ; le patrimoine immobilier  (sites archéologiques, monuments historiques, mais aussi maisons traditionnelles, etc.) ; le patrimoine naturel (les paysages marqués par la manière dont les êtres humains y vivent) ; le patrimoine culturel immatériel. C’est ce dernier volet qui nous intéresse.

La convention sur le « patrimoine culturel immatériel » mise en place par l’UNESCO en 2003 et signée – à ce jour, en 2020 – par 178 pays (dont la France en 2006) répartit le PCI en cinq grands domaines  :
– les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;
– les arts du spectacle ;
– les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;
– les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;
– les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. (Article 2, Texte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel)

Le PCI marque une nouvelle approche dans le processus de « mise en patrimoine », en ce qu’il permet la reconnaissance de nombreux aspects immatériels d’une culture.

L’important est de ne pas perdre de vue que les patrimoines matériel et immatériel sont étroitement imbriqués : c’est par les savoir-faire transmis au fil des générations qu’un monument a pu être construit puis, quand il le faut, restauré ; de même un navire en bois ne peut perdurer que si des charpentier.e.s savent le réparer en connaissant les techniques de leurs prédécesseur.e.s qui les ont construits ; quand aux musiciens et musiciennes, si leur art est parfois transmis par la tradition orale, leur instrument est le fruit du savoir-faire de génération de luthier.e.s et autres facteurs – et ces savoirs évoluent.

L’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, « Définition du patrimoine culturel ».

C’est la même chose !

« Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.» (Unesco, Texte de la convention pour la sauvegarde du PCI)

Du moins, les deux dénominations sont utilisées aux mêmes fins : le patrimoine culturel immatériel est vivant par définition, il est voué à évoluer.

Tout est une question d’échelle !

Chaque état signataire de la Convention de l’Unesco de 2003 met en oeuvre sur son territoire un inventaire du patrimoine culturel immatériel. Les états peuvent présenter des pratiques en vue d’une inscription sur l’une des trois listes de l’Unesco. Ces candidatures sont ensuite étudiées par un comité intergouvernemental.

N.b. : Il existe trois listes représentatives du PCI ; la liste représentative de l’humanité, la liste du PCI nécessitant une sauvegarde urgente, et la liste des bonnes pratiques de sauvegarde.

Différents acteurs interviennent dans la sauvegarde du PCI : à l’échelle nationale, l’inventaire est mis en oeuvre par le Ministère de la Culture au sein du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique (DPRPS). Sur le plan opérationnel, la politique du Ministère de la Culture est relayée dans les territoires par une diversité d’acteurs, au sein desquels on retrouve des ethnopôles, des associations pour le patrimoine, des centres culturels et de ressources, etc. A l’échelle mondiale, le PCI est impulsé par l’Unesco.

Ministère de la Culture, « Qu’est-ce que le PCI ? », 2019.
L’Unesco, Les listes du patrimoine culturel immatériel, dont la liste représentative du PCI de l’humanité.

Patrimonialiser pour sauvegarder un sentiment d’identité et de continuité.

Patrimonialiser pour redonner du sens aux pratiques, savoirs, savoir-faire et traditions (par exemple, une fête, un savoir-faire ancien utile pour des pratiques agricoles oubliées)

Patrimonialiser pour montrer la valeur culturelle et sociale, d’un savoir ou d’un savoir faire, et par delà son intérêt économique et touristique.

Patrimonialiser pour appuyer la transmission, s’inscrire dans une filiation, et en héritier.e.s

En établissant et menant des programmes de recherche fondés sur des enquêtes ethnographiques.

En sauvegardant le matériau ethnographique à travers un traitement documentaire et archivistique.

En valorisant les résultats des recherches au travers de publications, d’expositions, animations.

En aidant à transmettre les savoirs et les savoir-faire pour que les expressions du patrimoine culturel immatériel.

Un ethnopôle – pôle national de recherche et de ressources en ethnologie – est un label attribué par le Ministère de la Culture aux structures qui « en matière de recherche, d’information et d’action culturelle, œuvre à la fois au plan local et au niveau national » (rapport Mission Ethnopôles, 1999)

Il en existe 10 à ce jour en France : consultez la liste ici.

Conseil du patrimoine ethnologique, rapport Mission Ethnopôles, 1999.

En plus des ethnopôles pour lesquels vous retrouverez une liste au dessus, il existe en France plusieurs structures qui étudient et valorisent le patrimoine culturel immatériel. Pour retrouver la liste de ces acteurs : http://www.cfpci.fr/les-acteurs-du-pci-en-france

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